Comprendre

Pour mieux connaître le handicap mental

Lexique pour faire ses premiers pas dans la jungle des sigles

Parlez-vous handicap ?

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Telle est la question qu’il faudrait poser avant de s’adresser à un parent d’un enfant handicapé pour lui expliquer ses droits. En effet, notre secteur est particulièrement « riche » en abréviations en tout genre. Dès qu’apparaît un nouveau droit, une nouvelle prestation, il ou elle prend un nom barbare.

A la question simple : « Comment faire pour que mon enfant puisse aller à l’école ? », peut-être vous a-t-on répondu : « Allez prendre le formulaire à la MDPH   où l’équipe pluridisciplinaire élaborera son PPS   et saisira la CDAPH   qui pourra vous attribuer un AVS   sous réserve que l’IEN-ASH   en dispose… »… Et c’est bien pourquoi ce lexique, aussi imparfait soit-il, est essentiel à celle ou celui qui cherche à comprendre ce qu’est le handicap mental et les façons de vivre avec…
N’hésitez pas non plus à interroger votre interlocuteur pour connaître la déclinaison des abréviations qu’il utilise... Vous constaterez bien souvent qu’il l’a oubliée.

PAI

(Projet d’accueil individualisé)

Le PAI   est mis en place au bénéfice des enfants et des adolescents malades. Il est simplement passé entre l’école et la famille, avec l’aide indispensable du médecin de santé scolaire.

PAJE

(Prestation d’accueil du jeune enfant)

Depuis le 1er janvier 2004, la Prestation d’accueil du jeune enfant est mise en place. Composée de plusieurs allocations, elle a pour objectif d’aider les familles à accueillir l’enfant et, après la naissance de celui-ci, à mieux concilier vie familiale et vie professionnelle.

Elle comprend :

  • une prime à la naissance ou à l’adoption ;
  • une allocation de base ;
  • un complément de libre choix d’activité et, depuis le 1er juillet 2006, un complément optionnel de libre choix d’activité ;
  • un complément de libre choix de mode de garde.
Pour en savoir plus

Consulter nos pages sur la PAJE  

Participation aux frais d’entretien et d’hébergement

Les ressources des personnes handicapées permettent rarement de couvrir le prix réel de l’hébergement. Ce sont donc les départements qui, par le biais de l’aide sociale  , prennent en charge la différence.

Selon que les personnes handicapées exercent ou non une activité professionnelle et selon le type d’hébergement (7 jours sur 7, avec ou sans retour en famille le week-end, avec ou sans repas), le montant des ressources laissées à leur disposition est différent. Le montant minimum a été relevé en 2005 de 12 % à 30 % de l’AAH   pour les personnes qui ne travaillent pas.

Plan personnalisé de compensation

Ensemble des propositions élaborées par l’équipe pluridisciplinaire de la MDPH   apportant une réponse globale aux besoins des personnes handicapées à partir de leur projet de vie.

Polyhandicap

Le polyhandicap   se caractérise par la présence de déficiences associées et recouvre des situations très variées. Il s’agit d’un handicap grave à expression multiple, associant déficience motrice et déficience mentale sévère ou profonde entraînant une restriction extrême de l’autonomie et des possibilités de perception, d’expression et de relation.

PPS

(Projet personnalisé de scolarisation)

Le Projet personnalisé de scolarisation organise la scolarité de l’élève handicapé. Il assure la cohérence et la qualité des accompagnements et des aides nécessaires à partir d’une évaluation globale de la situation et des besoins de l’élève : accompagnement thérapeutique ou rééducatif, attribution d’un Auxiliaire de vie scolaire ou de matériels pédagogiques adaptés, aide aux équipes pédagogiques par un emploi d’Auxiliaire de vie scolaire.

Prestation de compensation

Autrement appelée PCH, la Prestation de compensation   du handicap permet aux personnes handicapées de faire face à cinq types de besoins : aides humaines, aides techniques, aménagement du logement ou du véhicule et surcoûts de transport, aides spécifiques ou exceptionnelles et aides animalières.
Cette prestation est accordée par la CDAPH   en fonction de barèmes et de tarifs. Son bénéficiaire n’est pas tenu, dans la plupart des cas, de participer financièrement à cette prestation, mais doit utiliser les sommes qui lui sont versées par le Conseil général conformément à la décision de la CDAPH  , et doit en justifier auprès du Conseil général.

Protection juridique des majeurs

Si, à 18 ans, tout majeur est juridiquement capable de faire seul tous les actes, les personnes handicapées mentales – et d’une manière générale toute personne ayant une altération de ses facultés mentales – peuvent avoir besoin d’une protection pour éviter d’être exposées à un danger ou que des tierces personnes profitent de leur vulnérabilité. La Protection juridique (à ne pas confondre avec l’Assurance de protection juridique qui permet d’avoir une prise en charge des frais d’avocat) consiste à assurer à ces personnes une protection rendue nécessaire en raison de cette altération. Il existe plusieurs façons de protéger une personne : sauvegarde de justice, curatelle   ou tutelle   sont des mesures prononcées par un juge et exercées prioritairement par un membre de la famille ou, à défaut, par un professionnel (Gérant de tutelle   ou Association tutélaire). En fonction de l’état de la personne, elle sera soit assistée soit représentée pour accomplir les actes. Cette protection couvre à la fois ses biens et sa personne (santé, droits familiaux…). La Protection juridique des majeurs   n’est pas automatique et n’est d’ailleurs pas obligatoire. Il appartient avant tout à la famille d’apprécier si elle est nécessaire dès l’âge de 18 ans. Les associations de l’Unapei et plus particulièrement les Associations tutélaires peuvent vous conseiller.