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A Orange, un concept original d’atelier musical

La musique à la baguette

Par Jacques Denis

BAO-PAO Kezako ?

« Baguette Assistée par Ordinateur, Puce A l’Oreille »… L’acronyme bao-pao en dit déjà long sur les enjeux de cet instrument pas tout à fait comme les autres. En fait, il s’agit d’un drôle d’attirail composé de quatre arcs métalliques au bout desquels se trouve un rayon laser, avec aussi des baguettes, pédales, pupitres, sans oublier synthé, sono et tout un système informatique !

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Avec le bao-pao, chaque morceau peut être joué seul, en duo, en trio, en quartet. Sur tous les tempos et selon les niveaux de difficultés. Si tout morceau est préprogrammé dans l’ordinateur par un arrangeur en fonction des choix des éducateurs, son interprétation repose en effet sur la qualité et la vélocité du musicien. L’art de l’arrangeur-programmeur bao-pao est de varier les difficultés de ces partitions et exercices. Si ce concept d’assistance à l’interprétation fait le bonheur des handicapés, il est également utilisé par des musiciens professionnels, tels que Jean Haury. Et pour les personnes lourdement handicapées motrices, le système prévoit un petit boîtier jaune baptisé la Grosse Touche Sensible, mais aussi La Touche Pneumatique Sensible pour ceux qui ne peuvent jouer qu’avec la bouche. Cette fois, l’instrumentiste déclenche et arrête, avec les nuances de son jeu (pression de la main, pression de la bouche), la succession des hauteurs de notes mémorisées dans l’ordinateur.

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Vidéo

Jean Schmutz, concepteur du bao-pao, en fait la démonstration
Et une autre petite vidéo : un enfant jouant l’air de la « Panthère rose »