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Scolarisation

Le témoignage d’un Auxiliaire de Vie Scolaire

Propos recueillis par Marthe Aurèle

Créer plus de relations entre l’Éducation nationale et le secteur médico-social

Quelles sont les relations entre l’Éducation nationale et le secteur médico-social ? Y a-t-il beaucoup d’échanges ? Comment cela se concrétise-t-il ?

Je trouve dommage qu’il n’y ait pas assez de relations entre les établissements extérieurs et l’école pour essayer de mettre en commun leurs pratiques et essayer d’évoluer dans le même sens, finaliser un projet cohérent pour le bien de l’enfant. Pourtant, c’est possible.
L’un des enfants que j’accueille à l’école maternelle est suivi pour la première année par l’Adapei  , plus précisément par un nouveau service dédié à la petite enfance qui s’appelle Les Moussaillons, créé à l’initiative du directeur de l’IME   de Marmanhac et d’une éducatrice spécialisée, Nadine Descamps. Quand j’ai appris que cet enfant était suivi par ce service, j’ai pris contact pour discuter de son évolution et essayer de mettre en commun nos pratiques. Cela nous a permis d’échanger en dehors des réunions de suivi de scolarisation de l’enfant, au bénéfice de ce dernier. Ce principe de partenariat a été très enrichissant et a contribué à la réussite de l’accompagnement éducatif.

Comment se passent les réunions de scolarisation ?

C’est l’enseignant référent   qui les organise, pour revoir et réguler le projet personnalisé de scolarisation et pour discuter de l’évolution de l’enfant. Tous les intervenants auprès de l’enfant sont réunis et disent ce qu’ils pensent de son évolution et de ses progrès. Les réunions ont lieu généralement en début et en fin d’année scolaire.

Pour améliorer cet échange de connaissances et de compétences, et peut-être resserrer les liens entre les différents intervenants du dispositif d’accompagnement de l’enfant, d’après vous qu’est-il possible de faire ?

L’enseignant référent   pourrait organiser davantage de concertation. Enfin, on n’a pas besoin d’attendre la mise en place du projet de scolarisation pour se réunir et pour parler des progrès de l’enfant. En plus des réunions d’équipe de suivi « officielles », on peut très bien organiser des réunions de travail plus régulièrement. Dans l’exemple que je viens de citer, j’ai eu le privilège d’avoir des relations plus approfondies avec l’IME   parce que je l’ai souhaité et que l’éducatrice spécialisée a eu la même démarche que moi. Donc nous avons pu nous entendre. Mais cela n’est pas possible avec tous les partenaires. Après, c’est une question de relationnel et d’investissement personnel.
Il est vrai que les réunions avec l’éducatrice spécialisée avaient lieu en dehors de mon temps de travail.
Mais si l’on veut améliorer les choses, pour que tous les intervenants agissent dans le même sens et répondre de façon optimale aux besoins de l’enfant, il serait peut-être possible de prévoir des rencontres régulières spécifiquement consacrées à cela.

Pour contacter Laurent Brandon