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Parce que le handicap se fond au coeur de la vie

LE MAG - Ils y arrivent

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Benoît Éplé

Une vie en mode majeur

Par Maud Salignat

L’intégration non sans bémols

L’histoire de Benoît est loin d’être une fable. Il a fallu en contourner des écueils pour qu’il puisse ne serait-ce qu’entrer en maternelle dans son quartier à Dijon ! Au CM1, les parents ont tout fait pour éviter à Benoît une bifurcation vers l’enseignement spécialisé. Ils étaient mus par une conviction, une foi : celle de voir leur fils un jour intégrer l’administration dans un emploi réservé. Au CM1 donc, Benoît est orienté en classe de perfectionnement. Après un passage en école privée, il entre en section d’éducation spécialisée au collège public. Parallèlement, il suit des cours par correspondance pour passer un CAP d’employé administratif en tant que travailleur handicapé, qu’il obtient en 1988.

Benoît aura passé six ans à la Caisse d’allocations familiales   de Dijon entre 1989 et 1995. Sans jamais obtenir une embauche ferme. Avec la fin des « petits boulots », Benoît est mis sur la touche. Après un an de chômage, il retrouve un poste, mais cette fois dans le milieu protégé en ESAT  . Un travail qui, il le répète à l’envi, ne l’épanouit pas, et ce depuis 9 ans. Là encore, Henri, le papa, a dû se battre pour qu’on le dispense du plein temps, qu’il ait encore le loisir de répéter son piano, de sillonner la France pour ses concerts.

Même dans le monde de la musique, il a fallu forcer le destin et donc des portes, celles du conservatoire notamment. Mais quel meilleur exemple d’intégration au final que celle de son adhésion depuis plus de dix ans à l’association des musiciens amateurs de Dijon !

Le contact des parents de Benoît Eplé, pour avoir son livre-album : benoithenrisuz.eple@wanadoo.fr