Comprendre

Pour mieux connaître le handicap mental

LE MAG - Ils avancent

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Scolarisation

Le témoignage d’un Auxiliaire de Vie Scolaire

Propos recueillis par Marthe Aurèle

Questions de statut et de relations avec les acteurs de la scolarité

Quelles seraient pour vous les voies d’amélioration du métier d’AVS   ?

D’abord la formation, même s’il serait difficile de mettre en place des modules répondant aux besoins de chaque AVS  , car chaque prise en charge est spécifique. En six ans, j’ai travaillé avec des enfants très différents, et aucune expérience ne peut être rapprochée d’une autre.
Le principal problème est l’absence d’un véritable statut professionnel. La fonction que l’on exerce correspond à celle d’un AMP   (Aide médico-psychologique), alors pourquoi pas proposer la formation correspondante en cours d’emploi, et donc être reconnu ?

Que disent les enseignants de l’aide que vous leur apportez ?

D’après ceux que j’ai côtoyés, notre aide est indispensable en classe et au sein de l’école pour l’accueil d’enfants en difficulté. Ils ne se voient pas seuls dans la classe avec un enfant en situation de handicap. Ce serait ingérable pour eux. Ils ne peuvent pas délaisser tout le groupe pour s’occuper de l’enfant handicapé.

Souhaitez-vous ajouter quelque chose ?

Oui, notamment que les relations avec la famille sont primordiales. Selon moi, l’AVS   joue un rôle d’intermédiaire entre l’enseignant et la famille. En effet, l’enseignant qui a à sa charge le groupe classe ne peut pas toujours consacrer le temps nécessaire pour discuter avec la famille. C’est pour cela qu’une relation de confiance s’établit très vite entre l’AVS   et la famille.
De plus, le rôle de l’enseignant référent   est vraiment important. C’est lui qui nous communique certains éléments sur l’enfant, qui nous aide à mieux le connaître. L’AVS   est souvent en relation avec lui. C’est lui qui anime les réunions. C’est notre référent.

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