Des parents mobilisés
Le premier de ces établissements naît en 1944 avec la création d’un jardin d’enfants spécialisé à Lyon. Et c’est dans cette ville qu’est créée en 1948 la première association de parents.
Progressivement d’autres voient le jour et se regroupent. En 1950 naissent les premiers Papillons Blancs, suivis en 1955 par les « Hirondelles » à Carcassonne.
Deux courants complémentaires se dessinent alors : les Papillons Blancs qui s’appuient sur l’approche « inadaptation » d’une part, et les associations qui retiennent l’approche « infirmité mentale » d’autre part.
La naissance de l’Unapei, en 1960, correspond à la fusion de ces deux tendances, et privilégie la notion sociale du handicap mental par rapport à une approche médicale. Il s’agit alors de faire connaître et reconnaître la différence que constitue le handicap mental. Les associations de l’Unapei, si elles ont des noms divers pour des raisons historiques (Papillons blancs, Envol, Hirondelles, Chrysalide, Apei, Adapei, Urapei…), sont toutes unies autour de valeurs communes. Le secteur médico-social d’aujourd’hui est la conséquence directe de ce mouvement pionnier et de l’innovation qui dirige toujours les actions des parents et de tout ceux qui s’investissent pour les personnes handicapées mentales.
Les dates clés de l’histoire de l’Unapei
1950 – Création du premier IMP (Institut médico-pédagogique) à Villeurbanne.
1960 - Naissance de l’Unapei.
1960 – Création du premier CAT à Pennautier près de Carcassonne, et du premier Atelier d’assistance par le travail à Lyon.
1964 – On compte 7 CAT en France.
1968 – Création du premier foyer d’hébergement à Pennautier.
1975 – L’Unapei participe activement à l’élaboration de la « loi d’orientation en faveur des personnes handicapées ».
1988 – L’Unapei organise la première « Journée pour la dignité des personnes handicapées mentales » qui rassemble, à Paris, 20 000 personnes venues pour témoigner. Cet événement fera passer le handicap mental au rang de priorité nationale.
1989 – Lancement de la campagne "Vivre ensemble, c’est pas débile", qui contribuera à la mise en place du premier programme pluriannuel de création de places en établissements spécialisés.
1990 – L’Unapei est déclarée « Grande Cause Nationale ».
1990 – L’Unapei accueille à Paris le « Xe Congrès mondial sur le handicap mental ». Plus de 100 pays y participent, renforçant ainsi la solidarité des personnes handicapées mentales et de leurs familles dans le monde.
1992 – La « Pétition nationale pour le dignité des personnes handicapées mentales » recueille 120.000 signatures et sensibilise fortement les organisations politiques à la veille des élections législatives.
1997 – 46.000 personnes se retrouvent à Paris pour le « Rendez-vous de la Dignité », en présence de nombreuses personnalités politiques. Cet événement se traduit par la mise en place du deuxième programme pluriannuel de création de places.
2002 – La loi de rénovation de l’action sociale et médico-sociale est promulguée et, notamment grâce à l’action de l’Unapei, place la personne handicapée au centre du dispositif.
2003 – Les « Journées du handicap mental » regroupent 60.000 personnes dans tous les départements de France pour témoigner et sensibiliser l’opinion aux difficultés des personnes handicapées mentales. Le Comité d’entente des associations représentatives de personnes handicapées et de leurs parents, coordonné par l’Unapei, obtient le label « Grande Cause Nationale » pour le handicap.
2005 – L’Unapei rédige et défend de nombreux amendements
2007 – Elections présidentielles et législatives. Rédaction et envoi d’un manifeste « pour la dignité des personnes handicapées mentales »
2008 – Création du collectif « Ni pauvre ni soumis »





